Les peuples autochtones en Afrique se préparent pour Copenhague
Grâce au soutien financier du CTA, quinze dirigeants d’Afrique orientale et centrale se sont réunis à Bujumbura (Burundi) pour finaliser une stratégie conjointe sur le changement climatique. Les dirigeants des communautés basées dans la forêt au Burundi, au Cameroun, au Gabon, au Kenya, en Ouganda, en République Démocratique du Congo et au Rwanda ont participé, du 26 au 27 octobre, à une réunion politique conjointe de Unissons-nous pour la Promotion des Batwa / Indigenous Peoples of Africa Co-ordinating Committee (UNIPROBA-IPACC) pour présenter leurs préoccupations, leurs priorités, leurs plans d’action et leur déclaration avant la 15e Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague.
Les délégués ont souligné l’importance des populations autochtones en tant que parties prenantes à la stabilisation du climat en Afrique. Les dirigeants de la région doivent sensibiliser leurs communautés aux causes du changement climatique et, avec les gouvernements, apporter des réponses équitables et durables. Les délégués ont fait un compte rendu des ateliers sur l’atténuation/REDD (la réduction des émissions du a la déforestation et la dégradation) qui se sont tenus cette année au Cap (Afrique du sud), à Libreville (Gabon), à Kampala (Ouganda) et à Nanyuki (Kenya). Les questions principales portaient sur la promotion d’une approche communautaire équitable du REDD et le financement pour la conservation de la forêt en Afrique. Des responsables du gouvernements au Kenya et en Ouganda ont fait des présentations sur la façon dont les gouvernements ont passé des contrats avec les communautés locales pour la conservation des forêts tropicales et introduit de nouvelles formes de financement du carbone. Jeniffer Koinante, Vice-présidente de l’ IPACC a fait une présentation sur la façon dont les populations locales des forêts du Kenya utilisent des modèles participatifs en trois dimensions (P3DM) pour les aider à analyser les coutumes d’adaptation, les connaissances et les pratiques traditionnelles qui pourraient être exploitées pour renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés face au changement climatique.
