Promouvoir le commerce des céréales en Afrique de l'Ouest

  • Afrique de l'ouest

Le renforcement des chaînes de valeur intrarégionales des céréales viendra compléter les nombreuses initiatives, souvent importantes, des autres organisations travaillant sur le commerce des céréales en Afrique de l'Ouest. En mettant l'accent sur le maïs, le sorgho, le millet et le riz, le projet ciblera les exploitants agricoles, le secteur privé et les gouvernements avec une approche en trois étapes, en vue d'accroître la production des fermes et les activités des entreprises travaillant dans le secteur des céréales.

FR Western Africa tableQuel est l'intérêt de ce projet ?

Dans les villes d'Afrique de l'Ouest, la demande de céréales augmente, entraînée par une forte croissance démographique et un marché en pleine croissance. Les importations de céréales sont ainsi passées de 12 % à la fin des années 1980 à environ 20 % en 2016, soit une facture annuelle des importations pour la région s'élevant à 5 milliards USD. Cette demande des villes offre aux agriculteurs de la région l'opportunité d'augmenter leurs revenus et d'améliorer leurs moyens de subsistance.

L'agriculture locale pourrait, en principe, répondre à tous les besoins en céréales de la région. Il existe des possibilités d'élargissement des surfaces cultivées puisque seul 15 % du potentiel des terres irrigables est actuellement développé. Diverses technologies d'accroissement de la productivité sont également disponibles pour augmenter les rendements. Cependant, afin d'exploiter ces ressources et saisir les opportunités toujours plus nombreuses du marché régional, il est nécessaire de répondre à deux besoins essentiels. Premièrement, les étapes reliant l'exploitant au consommateur, appelées « chaînes de valeur », doivent être mises en place, soutenues par des institutions fortes et renforcées par un lien plus étroit avec le secteur agro-alimentaire. Deuxièmement, malgré l'adoption d'accords commerciaux régionaux par la CEDEAO et l'UEMOA, d'importants obstacles au commerce continuent d'exister au sein du marché alimentaire ouest-africain. Ces barrières doivent être supprimées.

Qu'allons-nous faire ?

Ce projet repose sur nos partenaires. Les interventions du CTA viendront compléter et renforcer les initiatives d'autres organisations. En mettant l'accent sur le maïs, le sorgho, le millet et le riz, le projet cible les exploitants agricoles, le secteur privé et les gouvernements avec une approche en trois étapes. Tout d'abord, nous identifierons les opportunités offertes aux exploitants agricoles pour fournir les marchés de céréales régionaux, dans le contexte de changements dans les systèmes de production (y compris ceux provoqués par le changement climatique) et de l'évolution de la demande des consommateurs. Ensuite, nous travaillerons à l'amélioration des systèmes qui informent les exploitants agricoles sur les demandes du marché. Enfin, nous chercherons à renforcer les capacités des organisations d'exploitants agricoles dans la région à élargir leurs domaines d'opération.

Organisations exécutrices

Association africaine du crédit agricole et rural (AFRACA)
Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA)
Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA)
Réseau ouest-africain des céréaliers (ROAC)

Autres parties prenantes clés Alliance pour une Révolution verte en Afrique (AGRA)
Communauté économique des États de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
Société financière internationale (SFI)
Partenariat pour la lutte contre l'aflatoxine en Afrique (PACA)
Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)
Agence des États-Unis pour le développement international (USAID)

Activités

Des composantes du projet cibleront les exploitants agricoles qui ont le potentiel de fournir les marchés régionaux (par l'intermédiaire du ROPPA), les acteurs qui font le lien entre les exploitants agricoles et les marchés (avec un ensemble d'activités du Réseau ouest-africain des céréaliers (ROAC) liées au développement), les institutions qui soutiennent le commerce intra-régional des céréales (par l'intermédiaire d'AFRACA), et les politiques et règlementations qui pourraient faire obstacle au commerce intra-régional des céréales (par l'intermédiaire de la CEDEAO et de l'UEMOA).

Quels sont les résultats escomptés du projet ?

Le projet créera de meilleures conditions pour les exploitants agricoles dans région pour prendre part au commerce des céréales et augmenter leurs revenus en accroissant leur productivité. Les organisations de producteurs seront renforcées, ce qui leur permettra d'assumer davantage de responsabilités vis-à-vis du commerce des céréales de leurs membres. Travailler dans le commerce des céréales sera favorisé par la mise en place de nouvelles réglementations, catégories de qualité, normes, contrats types et mécanismes d'arbitrages pour des transactions plus équitables. De meilleurs mécanismes de soutien, tels que la fourniture d'informations sur le marché, l'entreposage et la logistique, la mise en place de plates-formes de financement et de commerce électronique, faciliteront également le travail de toutes les parties concernées. Il est prévu de développer une bourse régionale des produits céréaliers qui mobilisera le marché régional des céréales. La diminution des barrières politiques et juridiques facilitera également les échanges commerciaux dans la région. Un meilleur accès à des financements de la part des banques centrales et commerciales favorisera la croissance des entreprises.

Qui bénéficiera de ce projet ?

• Les organisations de producteurs
• Les entreprises agricoles privées (y compris celles détenues par des femmes et des jeunes)
• Les bailleurs de fonds
• Les décideurs politiques du gouvernement
• Les décideurs politiques des organisations internationales et des ONG

Quel sera l'impact du projet ?

Grâce à de meilleures informations et une meilleure compréhension, ainsi qu'à des institutions de marché renforcées, les organisations de producteurs et les entrepreneurs privés seront en mesure d'exploiter activement des opportunités dans le commerce régional des céréales, au lieu d'être freinés par le système actuel. Le commerce régional des céréales connaîtra une croissance importante quand de meilleures politiques nationales et régionales prendront effet, soutenue par une plus grande implication des institutions financières dans le financement du commerce des céréales.

Comment soutiendrons-nous ce projet ?

Plusieurs organisations clés se porteront garantes de l'effet du projet à long terme. Le ROAC, l'organisation « émergente » principale, sera en mesure de lever des fonds permanents de la part de ses membres. De larges entreprises du secteur privé formeront des partenariats avec d'autres parties prenantes pour parrainer des activités. Un système d'information sur le marché des céréales ainsi que d'autres applications web ou mobiles pourront être mis en œuvre en utilisant un modèle commercial clair. Une fois que des modèles viables de livraison pour le financement du commerce des céréales auront été développés, les banques devraient continuer de les utiliser.

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