Se nourrir

30th anniversary

En quoi la nourriture passe-t-elle par le Savoir?

La sécurité alimentaire et nutritionnelle est une priorité absolue dans le monde et plus particulièrement dans les pays ACP. Deux questions doivent être cependant résolues : comment nourrir une population en croissance rapide et faire face aux carences en nutriments, qu’on appelle aussi famine cachée?

L’impact de l’insécurité nutritionnelle va bien au-delà des effets évidents sur la croissance et le développement mentaux et physiques. Elle est également source de prévalence plus importante de maladies chroniques mais évitables telles que le diabète et les affections cardiaques. Non seulement ces maladies ont un impact à long terme sur les familles, mais elles représentent également un fardeau économique pour les pays, compte tenu de l’augmentation de la demande de soins de santé.

En collaboration avec les décideurs politiques, les organisations d’agriculteurs, entre autres acteurs, le CTA participe à la recherche de solutions. Une des principales missions du Centre concerne effectivement la promotion d’une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers les régions ACP. Le CTA demeure résolument convaincu qu’un accès généralisé aux savoirs essentiels et le développement de projets et résultats probants concourent à l’élaboration de politiques en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Un medium nécessaire par lequel le CTA entend continuer à promouvoir l'idée selon laquelle« savoir, c’est aussi se nourrir ».

Pendant des décennies, tout particulièrement dans les zones rurales, la radio a constitué le média de masse dominant en Afrique ; son faible coût, son accessibilité et le fait qu'elle utilise la communication orale l'ont rendue extrêmement populaire. En l'an 2000, au moment où le programme des Dossiers techniques de radio rurale (Rural Radio Resource Packs (RRRP)) du CTA était à son apogée, les chiffres montrent que la radio représentait le seul canal d'information pour les deux tiers de la population vivant en Afrique rurale.

« Les feuilles de mes plants de piments sont repliées sur elles-mêmes. Que dois-je faire ? »
« Où puis-je me former à la production de champignons ? »
« Que dois-je faire pour mes lapins dont l'arrière-train est affaibli après chaque portée ? »
Voici le type de questions qui sont couramment posées aux experts agricoles d'Allô Ingénieur (Hello Engineer), un service d'assistance camerounais que les paysans consultent pour tenter de trouver une solution à leurs problèmes.

Annah Kinya Kiambati est la représentante nationale des femmes pour la Fédération nationale des producteurs agricoles du Kenya (Kenya National Federation of Agricultural Producers, Kenfap). Elle préside également la filiale locale de la Kenfap dans le comté de Meru. Selon elle, l'organisation a largement contribué à améliorer le bien-être des petits agriculteurs de ce district vallonné du nord-est du mont Kenya. Comme Annah Kinya Kiambati, la plupart des agriculteurs locaux pratiquent diverses cultures, telles que le haricot, le maïs et les bananes, et bon nombre ont une ou deux vaches laitières, plusieurs poulets et quelques chèvres.