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Communiquer autrement

Monday, 19 March 2018 Mis à jour le Wednesday, 23 May 2018

«L’approche opérationnelle du CTA a grandement évolué au cours de ces vingt dernières années et ces changements sont désormais perceptibles dans notre façon de communiquer», présente Thierry Doudet, responsable du programme de gestion de l’information et de communication au CTA. «Nos activités de publication étaient un vrai labeur, l’essentiel du matériel de communication étant diffusé en version papier. Aujourd’hui, quasiment tout passe par le numérique.»

Début 2017, le CTA a pris contact avec les abonnés recevant Spore en format papier et numérique pour les inviter à conserver uniquement la version électronique. «J’ai eu des retours enthousiastes sur la version électronique mais certains lecteurs souhaitaient continuer à recevoir la version papier, en raison d’un accès difficile à Internet», argumente Murielle Vandreck, coordinatrice du programme Publications du CTA. Plus tard dans l’année, les abonnés possédant une adresse e-mail ont reçu un courrier afin de passer au numérique.

Quelques refus, beaucoup d’adhésion et des conséquences considérables : en janvier 2017, 42 000 personnes/organismes étaient abonnées à la version papier et 6 500 à la version électronique. En novembre, ils étaient respectivement 20 000 et 18 000. «Le passage massif au numérique nous permet de réaliser d’importantes économies», détaille Murielle Vandreck, qui entend bien répéter l’exercice en 2018 et réduire encore les coûts. La newsletter bimensuelle en ligne offre notamment un contenu plus riche et permet aux lecteurs d’archiver les informations, d’y accéder et de les partager selon l’envie.

Les autres publications du CTA suivent le même processus. Nombre de livres quittaient les entrepôts du CTA pour être expédiés aux clients et abonnés du CTA des pays ACP, et les frais d’impression, de stockage et d’expédition représentaient une part importante du budget communication. A présent, l’objectif est d’imprimer les publications sur demande et de les mettre en ligne sur le site web du CTA en téléchargement gratuit. En 2013, 100 000 documents ont été téléchargés contre cinq fois plus en 2017 - les pays ACP qui viennent en tête avec des téléchargements élevés étant le Cameroun, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Kenya et le Burkina Faso.

En parallèle, le CTA a souhaité consolider son site web, manœuvre pratiquement achevée fin 2017. «Notre présence en ligne était jusqu’ici très fragmentée », assure Thierry Lewyllie, coordinateur du programme web du CTA. « En 2012, nous avions 118 sites web, entraînant morcellement visuel et frais d’administration web. » Réduites à 40 en 2016, toutes les ressources (sites web, comptes sur les réseaux sociaux, etc) seront accessibles via un seul portail dès avril 2018.

Problématique dans de nombreux pays en développement, l’accès à Internet préoccupe le CTA. Une enquête sur la connectivité menée auprès des lecteurs du Spore a montré qu’ils étaient 30 % à ne pas y avoir régulièrement accès, 42 % d’entre eux déclarant n’avoir ni ordinateur ni smartphone et 20 % indiquant vivre dans une région sans Internet. Aussi, la stabilité et la vitesse de connexion varient considérablement, généralement meilleures dans les villes qu’en zone rurale.

« L’accès à l’information ne se fait plus de la même façon et le paysage de la téléphonie mobile est très divisé », ajoute M. Lewyllie. « Nous n’avons aucune prise sur la taille des écrans ou le mécanisme d’affichage. Nous devons donc nous adapter aux différents contextes et contraintes et voulons offrir à nos abonnés une lecture de qualité, y compris dans les pays où la connexion est lente et les données mobiles coûteuses. Cela influence la conception et le développement de nos sites web. » De fait, une transformation mobile impose au CTA d’élaborer un contenu qui accorde la même importance à tous ses formats.

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