Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.

Le CTA, institution consacrée au développement agricole, confirme sa fermeture pour la fin 2020

Au cours de ces 35 dernières années, le Centre technique de coopération agricole et rurale a diffusé des informations, contribué au renforcement des compétences de nombreuses organisations agricoles et communautés rurales et offert un soutien pratique dans près de 80 pays.

Lundi, 17 février, Wageningen, PAYS-BAS – Une institution financée par l’UE, mise en place pour aider les petits agriculteurs d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, mettra fin à ses activités cette année.

Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), basé à Wageningen, aux Pays-Bas, a aidé près de 80 pays en développement à améliorer la productivité et la résilience de certaines des communautés rurales comptant parmi les plus pauvres au monde.

Cette fermeture intervient alors que l’accord de Cotonou entre l’UE et le groupe des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, la base légale et financière du CTA, prendra fin en décembre 2020.

« Le CTA est particulièrement fier d’avoir diffusé des connaissances et des innovations auprès des petits exploitants, et cela pendant plus de 35 ans, » a déclaré Michael Hailu, directeur du CTA.

« Le personnel et la direction du CTA sont incroyablement fiers d’avoir été au service d’une organisation qui a contribué à transformer l’agriculture dans les pays en développement en facilitant l’accès aux technologies, en diffusant des innovations et en permettant l’échange de connaissances. Notre priorité à présent est d’assurer le bon déroulement de la fermeture et de soutenir au maximum nos partenaires pour qu’ils continuent sur la voie que nous avons tracée. »

Au cours de ces dernières années, le CTA a porté le programme de digitalisation de l’agriculture. Il a lancé dans ce cadre un rapport phare qui a identifié l’existence d’un marché des services digitaux encore inexploité en Afrique subsaharienne, d’une valeur de 2,3 milliards d’euros.

Le CTA a également encouragé et soutenu l’innovation agricole grâce au Pitch AgriHack notamment, un concours s’adressant aux jeunes entrepreneurs désireux de lancer leur start-up et de nouvelles idées pour l’utilisation des technologies au service de l’amélioration de l’agriculture. Parmi les lauréats du Pitch AgriHack, mentionnons Illuminum Greenhouses, qui fournit des serres à un prix abordables aux agriculteurs kenyans, et Develop Digitally, qui aide les producteurs jamaïcains à avoir accès au crédit.

Parmi d’autres initiatives du CTA, citons encore le projet CLIMARK (Climate, Livestock and Markets, climat, élevage et marché) qui utilise des données pour venir en aide à des pasteurs et éleveurs du Kenya et d’Ethiopie, notamment par le biais d’assurances indicielles qui les indemnisent lorsque les quantités de fourrage – mesurées par des satellites – sont insuffisantes pour nourrir leurs troupeaux.

Le CTA a aussi travaillé en partenariat avec Amfratech et Takaful Insurance of Africa pour diffuser un produit d’assurance en faveur de 10 000 éleveurs, l’objectif étant d’améliorer leur résilience à la sécheresse. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’agriculture intelligente face au climat.

Le centre a également soutenu l’entrepreneuriat au féminin. En collaboration avec le Réseau des femmes africaines actives dans l’agribusiness (AWAN) et le Forum pour l'innovation et l'entrepreneuriat des femmes en Afrique (AWIEF), il a ainsi lancé VALUE4HERConnect, une plateforme numérique de soutien aux agripreneuses.

Dans les Caraïbes et la région du Pacifique, le CTA a apporté son soutien à des projets visant à explorer le potentiel de la blockchain pour améliorer la transparence et dégager une valeur ajoutée pour les agriculteurs, tout en assurant la promotion de l’agritourisme dans les îles du Pacifique et des Caraïbes.

Le CTA a également directement contribué à la politique « Numérique pour le développement de l’UE », en particulier dans le domaine de l’agriculture durable et de l’entrepreneuriat.

« Nous voulons que les idées imaginées par le CTA continuent d’être utilisées pour soutenir d’autres programmes au niveau national », a déclaré Harry Kimtai, secrétaire principal au ministère kenyan de l’agriculture.

Agnes Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique, a ajouté : « Le CTA a accompli un excellent travail de diffusion des savoirs. Il a partagé ses connaissances et formulé des recommandations sur les mesures à mettre en œuvre et les changements à introduire. »

« Le CTA est fier d’avoir fait progresser l’agenda sur une série de thèmes en rapport avec le développement rural et agricole et d’avoir facilité les échanges et l’apprentissage, » a ajouté M. Hailu.

« Même si le CTA n’existera plus sous sa forme actuelle, son travail se poursuivra. Nous sommes fiers de l’héritage qu’il laisse derrière lui. »

Fin

Pour en savoir plus, veuillez contacter :

Bertil Videt | CTA

videt@cta.int | +31 6 5113 1034

A propos du CTA

Le CTA est une institution internationale conjointe du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Le centre opère dans le cadre de l’accord de Cotonou et est financé par l’UE. Il a pour mission de faire avancer la sécurité alimentaire, la résilience et la croissance économique inclusive en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique par le biais d’innovations dans l’agriculture durable.

www.cta.int

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