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Les centres d’affaires, une aubaine pour les éleveuses en Afrique de l’Est

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Business hubs are a strong platform to improve access and inputs by women pastoralists

© CTA

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Il est établi que les centres d’affaires sont des plateformes très utiles pour améliorer l’accès des éleveuses aux intrants et aux marchés. S’inspirant de la réussite des projets menés dans plusieurs filières agricoles, une initiative menée sous la direction du CTA tente d’adapter ce modèle pour venir en aide aux femmes qui travaillent dans l’élevage ou le commerce de bétail en Afrique de l’Est.

Dans le modèle des centres d’affaires, les intrants et les services sont fournis de manière coordonnée, soit par un seul fournisseur, soit par des partenaires publics ou privés. Les centres donnent accès au même endroit à des intrants, à des débouchés commerciaux et à des services, tels que les services de vulgarisation, de conseil et de financement. Des centres d’affaires pour producteurs laitiers se sont révélés très efficaces au Bangladesh, au Pakistan, en Inde et en Afrique de l’Est. Grâce à ce modèle, les producteurs laitiers – des femmes pour la plupart – gagnent mieux leur vie, sont mieux formés et disposent d’un cheptel en meilleure santé, tandis que la production de lait sain et abordable augmente pour les consommateurs.

Les centres d’affaires se sont révélés efficaces pour les producteurs laitiers dont le cheptel reste à l’étable, mais c’est une innovation pour ceux qui font pâturer leur bétail. Ils ont entraîné une augmentation des groupes de femmes dans l’élevage et le commerce, des chameaux au petit bétail (moutons, chèvres, etc.). Pour développer des chaînes de valeur d’élevage qui conviennent à ce type d’activités, il est essentiel d’aider les femmes à accéder aux divers services dont elles ont besoin et à des marchés rentables.

Ces femmes éprouvent des difficultés à accéder à des services essentiels parce qu’elles sont loin des centres commerciaux où ces services sont généralement proposés et que leur mobilité est réduite étant donné qu’elles ne peuvent quitter leur troupeau trop longtemps.

Un centre pour prestataires de services

Le projet CLI-MARK, en cours depuis plus d’un an, vise à améliorer la résilience des opérateurs de la chaîne de valeur du bétail en Ethiopie et au Kenya : le modèle de centre d’affaires est adapté pour améliorer l’accès des éleveurs, dont de nombreuses femmes, aux intrants et aux services. Dix marchés de bétail en Ethiopie et au Kenya sont transformés en centres d’affaires pour maintenir l’activité commerciale durant la saison sèche. Les éleveurs peuvent y acheter du fourrage, assurer leur bétail, s’informer sur les marchés et y trouvent un large éventail de services, notamment des services météo, des services de médecine vétérinaire et de prophylaxie, des services de transport, des services financiers et des aides au développement commercial, ce qui réduit l’impact de la sécheresse sur leurs revenus.

L’idée des centres d’affaires repose sur le fait que les marchés de bétail sont le principal point de convergence pour les éleveurs de régions différentes ainsi que pour les négociants de bétail et les fournisseurs de biens et services. Les fournisseurs estimeront vraisemblablement intéressant sur le plan financier de proposer leurs produits et services dans les centres puisqu’ils pourront faire des économies d’échelle grâce à ce modèle.

Dans le cadre de ces initiatives de centres d’affaires, les membres des Livestock Marketing Associations – des comités où siègent des représentants des communautés locales responsables de la gestion au quotidien des marchés de bétail – bénéficieront de formation et de mentorat au sujet de systèmes structurés qui les aideront à attirer et à soutenir des prestataires de services désireux d’opérer sur leur marché. Les centres d’affaires devraient servir au total plus de 100 000 éleveurs, dont vraisemblablement plus de 50 % de femmes (et leur famille). On retrouve aussi parmi les bénéficiaires 80 entreprises de la filière de l’élevage qui sont dirigées par des femmes ou des jeunes en Ethiopie et au Kenya.

Cet article a été rédigé dans le cadre d’une initiative menée par le CTA visant à documenter et à partager les connaissances exploitables sur les approches agricoles efficaces pour l’agriculture des pays ACP. Il capitalise sur les connaissances, les enseignements et les expériences pratiques afin de documenter et d’orienter la mise en œuvre de projets axés sur l’agriculture pour le développement.

Emplacement:

Réduire le fossé numérique entre les sexes et offrir des perspectives aux femmes dans le secteur de l’agriculture

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Les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont promues en tant qu’approche d’égalité des chances – mais l’accent n’est pas toujours mis sur les femmes. Plusieurs initiatives africaines mettent en avant le rôle clé que l’information et les connaissances peuvent jouer dans l’amélioration de la productivité agricole et de la rentabilité des exploitations agroalimentaires dirigées par les femmes.

Améliorer l'accès des femmes à l'information dans les zones pastorales – défis et opportunités

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L'information permet d’améliorer les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des femmes dans les régions pastorales, facilite l’accès aux services et influence la participation à la prise de décisions. Dans le cadre des efforts visant à encourager l'adoption de l'assurance du bétail indexée sur la sécheresse (IBLI) en Afrique de l'Est, les chercheurs de l'Institut international de recherche sur l'élevage (ILRI) se sont rendu compte que le manque d’information est l’un des principaux facteurs nuisant à la qualité de vie des femmes.

Pourquoi les femmes sont parmi les meilleures clientes pour l’assurance bétail en Afrique de l’Est

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Le programme d’assurance bétail indicielle (IBLI), lancé en 2010, aide les gardiens de troupeau à affronter les effets des graves sécheresses qui sévissent de plus en plus souvent dans les régions arides et semi-arides du Kenya et de l’Ethiopie. Selon les chiffres les plus récents, dans ces deux pays, quelque 15 000 propriétaires de bétail – dont, étonnamment peut-être, 45 % de femmes – ont déjà acheté le produit d’assurance proposé par ce programme.

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