Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
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Samoa : Les données pour connecter les agriculteurs au marché

Entretien

Digitalisation

Le CTA s’est récemment entretenu avec Marisa Areli, responsable de la gestion des données pour Women in Business Development Incorporated (WIBDI). Son travail consiste à transférer des informations sur les agriculteurs, comme le type de production, le niveau de revenu et le nom du village, dans des rapports en ligne, en vue de contribuer à connecter les agriculteurs au marché et les touristes aux agriculteurs.

Avant que la collecte des données ne soit numérisée, comment procédiez-vous ?

Chaque agent de terrain avait une boîte contenant des fiches spécifiques, qu’il remplissait manuellement avant d’entrer les données dans le système informatique. Nous avons ensuite lancé une appli sur tablette, dans laquelle nous avons compilé les différentes fiches qu’utilisent les agents de terrain pour collecter les données. Passer d’un système de collecte de données sur papier à une version électronique a eu un impact très positif. Nous obtenons ainsi des informations précises, et ce, plus rapidement. Les données sont stockées dans notre base de données Excel et, de là, publiées en ligne. Il s’agit de données open source, que nous partageons avec des ministères ou d’autres organisations connues pour aider les petits exploitants.

Combien y a-t-il d’agents de terrain ?

Nous avons huit agents de terrain et la charge de travail est élevée car nous avons enregistré près de 2 000 agriculteurs et 700 agriculteurs certifiés biologiques. Nous leur rendons visite chaque année, ce qui n’est pas évident car ici, contrairement à l’Europe ou à d’autres endroits, il n’y a pas de noms de rue et de numéros de maison pour trouver les exploitations agricoles. Avec le système papier, nous devions nous arrêter plusieurs fois en chemin pour demander la route. Désormais, grâce au CTA, nous disposons d’un système GPS qui nous conduit jusqu’à l’exploitation visée.

Comment le CTA vous a-t-il aidés à passer de la collecte de données sur papier au système électronique ?

Notre application a été en grande partie financée par le CTA. Sans eux, cette technologie n’aurait pas vu le jour. C’est étonnant de voir la tête des agriculteurs quand nous arrivons avec cet appareil dans leur ferme. Ils nous demandent : « Peut-on le regarder, le toucher, l’essayer ? » Tous ces petits impacts font vraiment une différence pour les agriculteurs.

Quels services fournit WIBDI ?

Notre appli « Farm to Table » connecte les agriculteurs au marché, le marché aux touristes, et les touristes aux agriculteurs. Son objectif principal est de s’assurer que les produits des agriculteurs finissent réellement dans les hôtels et les restaurants, et ne soient pas juste consommés à domicile. Ainsi, quand les touristes débarquent pour la première fois aux Samoa, nous leur présentons l’appli à leur hôtel ou à l’aéroport et, via celle-ci, ils peuvent choisir où dîner et où trouver des produits bios fournis par les agriculteurs locaux. Les touristes reçoivent des renseignements sur les agriculteurs qui approvisionnent les restaurants, améliorant ainsi leur expérience.

Pensez-vous que WIBDI pourrait reproduire ce modèle en dehors des Samoa ?

WIBDI travaille avec 13 partenaires régionaux dans le Pacifique. L’une de nos plus grandes réussites est un projet dans les Îles Salomon, à Simbo, une île isolée de la province de l'ouest. Notre travail avec la communauté de Simbo a commencé en 2012. Le personnel de WIBDI a voyagé aux Îles Salomon plusieurs années consécutives pour former, éduquer et renforcer les capacités de la communauté locale pour la production d'huile vierge coco, la sculpture artisanale ou encore l'impression de matériaux en utilisant leurs propres modèles. Il est aussi question de partager notre expertise pour responsabiliser les femmes, les hommes et les enfants de Simbo dans leurs rôles au sein de la communauté. Après le début du projet, la communauté est devenue autonome et a pris le contrôle du développement de sa petite île : elle a pu obtenir sa certification biologique en 2017. Simbo est devenue la première des îles Salomon à devenir certifiée organiquement par une tierce partie après que WIBDI a présenté des pratiques agricoles organiques, un traitement de production, des capacités d'accès de vente et une introduction à la nouvelle gamme de produits. Le comité des femmes de Simbo a établi sa propre organisation pour faciliter avec les échanges avec les agents de certification et poursuit le projet. C'est une étape très importante pour toute la communauté de Simbo.

Le CTA a récemment organisé la semaine Data4Ag à La Haye, aux Pays-Bas. Qu’y avez-vous appris ?

L’atelier était très interactif et tous les sujets abordés étaient en lien avec mon travail dans mon pays. Les données que nous collectons concernent de vraies personnes, ce ne sont pas juste des chiffres et des mots. Et il n’y a pas que les Samoa qui ont besoin de données, mais le monde entier. Tous ce que nous faisons dépend des données. L’atelier a aussi été une expérience enrichissante, car à la base je n’étais pas vraiment spécialisée dans les données !

Emplacement:

Une déclaration pour une meilleure utilisation des données ouvertes dans l’agriculture en Afrique de l’Ouest francophone

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Les délégués des gouvernements des pays africains francophones se sont réunis pour discuter de l’importance des données ouvertes sur le développement économique et social.

Les données au service des décisions agricoles : l’exemple de la CAPAD, au Burundi

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Le projet « Suivi des exploitations agricoles familiales au sein des coopératives membres de la CAPAD » financé par le CTA dans le cadre de l’initiative Data4Ag, a pour but d’améliorer les activités de valorisation et de commercialisation des produits agricoles à travers l’utilisation et l’expérimentation des technologies de l'information et de la communication (TIC) au service des producteurs membres de la CAPAD, au Burundi.

Une politique des données ouvertes pour stimuler la transformation de l’agriculture

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Les données ne sont utiles que si elles sont accessibles et utilisées. Dans de nombreux pays, l'accès aux données se heurte malheureusement à l’absence de politiques des données ouvertes dans de nombreux secteurs économiques, y compris celui de l’agriculture.

Reproduire les réussites des organisations paysannes à plus grande échelle

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