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Tirer profit de la capitalisation de l’expérience

©Frederick Acquah

Monday, 19 March 2018 Mis à jour le Friday, 25 May 2018

Bien souvent, les projets de développement peuvent prendre brusquement fin sans que leurs acteurs puissent en tirer les leçons et ainsi bénéficier d’un impact durable.

Le projet d’envergure Capitalisation de l'expérience pour renforcer l'impact sur le développement rural, géré par le CTA et financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), a été lancé en 2016 pour pallier au problème. «L’objectif est d’aider les organisations et les individus à réfléchir à leurs expériences, tirer des enseignements majeurs, rédiger leurs récits et inciter d’autres à faire mieux», explique Jorge Chavez-Tafur, coordinateur adjoint du programme de gestion des connaissances du CTA.

Mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA), ce projet de trois ans a démarré en Afrique de l’Est avant de s’étendre au-delà des pays ACP, en Asie du Sud-Est (Inde, Népal) et en Amérique latine. Après avoir identifié des organisations et des projets désireux de profiter de la capitalisation de l’expérience, le CTA et ses partenaires ont organisé deux réunions dans chaque région.

Lors du premier atelier – le projet est toujours en cours –, les participants choisissent les expériences sur lesquelles ils souhaitent se concentrer puis procèdent à une analyse détaillée des enseignements acquis. Pour le second atelier, ils rédigent et présentent leurs récits puis préparent un plan d’action pour les mois à venir. Fin 2017, la plupart des ateliers étaient terminés et le projet passé à la phase suivante : la diffusion des récits.

Produit lors d’un atelier organisé en Tanzanie, un récit permit à l’Association des éleveurs kenyans (KLPA) de réfléchir à la foire d’agrobusiness qu’elle avait organisée en octobre 2016 dans la province de Laikipia. Avec plus de 6 000 agriculteurs, l’évènement a donné accès à des informations, des services et des formations. Près de 70 entreprises – producteurs, entreprises du secteur de la vente de bétail et institutions financières – y ont participé afin de promouvoir leurs produits et leurs services. Le récit produit de cet atelier montre que les foires d’agrobusiness aident les agriculteurs à améliorer leurs rendements et leurs revenus, limiter les ventes de produits contrefaits et pousse les fournisseurs de services à accroître leur chiffre d’affaires. De quoi encourager d’autres organisations à se lancer dans des projets similaires.

«Il ne s’agit pas d’un projet unique», abonde M. Chavez-Tafur, espérant que les participants réaliseront des exercices analogues, utiliseront ces compétences pour aider d’autres organisations à utiliser la capitalisation de l’expérience pour évaluer leurs projets. Un manuel de formation et un cours en ligne sur le sujet fournissent des conseils aux personnes associées à cet exercice.

Une communauté de pratique a servi de plateforme en ligne et permis à 380 membres de partager leurs expériences. Comme les ateliers, cette communauté permet aux individus et organisations d’identifier innovations et pratiques spécifiques afin de promouvoir le développement rural et d’influencer la conception des projets. Elle améliorera également la capacité des acteurs du développement à analyser, documenter, utiliser et partager les enseignements de leurs projets. Enfin, un site web présente le projet et fournit aussi une plateforme pour l’échange d’informations et d’idées.

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