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Utilisation de la plateforme mobile e-Granary pour fournir des informations agricoles aux agriculteurs

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Grâce aux TIC, les petits agriculteurs ont désormais accès à des informations agricoles en temps réel pour améliorer leur production. Dans ce contexte, le CTA et AgriCord ont cofinancé un projet, lancé en 2018, par l'Organisation panafricaine des producteurs agricoles (PAFO), qui vise à fournir aux petits exploitants agricoles du Kenya l’accès à des services de vulgarisation et de conseil agricoles axés sur le marché, par le biais de la téléphonie mobile.

La Fédération des agriculteurs d’Afrique de l'Est (EAFF) gère la plateforme mobile e-Granary afin d’améliorer l’accès des agriculteurs aux informations sur les marchés et aux services de vulgarisation agricole en ligne. L’objectif est de remédier aux difficultés d’accès aux services traditionnels de vulgarisation agricole au Kenya.

Améliorer l’accès des petits exploitants aux services

Le projet, qui vise à répondre aux besoins des agriculteurs, utilise la téléphonie mobile pour améliorer leur accès aux informations en temps réel sur les marchés et contribuer ainsi à améliorer l’information sur la production alimentaire et le commerce dans la région. La plateforme e-Granary permet aux agriculteurs de décider à quel moment vendre leurs produits, où, et à quel prix, ce qui les aide également à prendre des décisions de production et de commercialisation mieux éclairées. Actuellement, 43 400 agriculteurs kenyans sont enregistrés sur e-Granary. C’est par le biais de cette plateforme qu’ils reçoivent des messages vocaux enregistrés, ciblés en fonction de la localisation de leur exploitation et de leurs cultures.

La plateforme e-Granary s'emploie également à faciliter l’accès des agriculteurs à l’assurance et au crédit. La production et l'historique financier des agriculteurs enregistrés sur la plateforme sont en effet documentés : les agriculteurs sont préalablement interrogés par les agents recenseurs de e-Granary et peuvent mettre à jour leurs informations par téléphone.

Les services offerts par la plateforme profitent non seulement aux entreprises d’assurances et aux établissements financiers mais aussi à d’autres fournisseurs de services. Selon Stephen Muchiri, PDG de l'EAFF, la plateforme e-Granary génère également des données de localisation et des données financières qui peuvent même éventuellement aider à documenter des décisions politiques futures.

Assurer l’éducation financière des agriculteurs et améliorer leurs capacités commerciales

Le projet propose aussi des formations dans le domaine financier et commercial par le biais de la plateforme e-Granary. A ce jour, 1 156 agriculteurs en ont déjà bénéficié. Les responsables du projet espèrent à présent que ces connaissances seront diffusées auprès de toutes les organisations paysannes.

Le projet e-Granary utilise également des programmes radiodiffusés pour toucher un plus grand nombre d'agriculteurs et couvrir davantage de thèmes tels que la manipulation après la récolte et la culture du soja. Lorsque le Kenya a été touché par la chenille légionnaire d'automne, le projet a pu rapidement organiser une formation à la lutte contre ce nuisible sur la plateforme e-Granary. Les agriculteurs ont pu ainsi prendre des mesures appropriées pour diminuer l’infestation de leurs cultures. Des activités d’éducation et d’information ont également été développées pour encourager l’adoption d’autres services et produits du projet e-Granary, par exemple sa plateforme mobile.

Prochaines étapes

Pour accélérer le processus d’enregistrement sur la plateforme, l'EAFF espère pouvoir recruter et former un plus grand nombre d'agents recenseurs chargés de s’entretenir avec les agriculteurs pour recueillir leurs données. Sur base du nombre d’agriculteurs inscrits entre 2017 et 2018, en forte hausse, l'EAFF espère pouvoir franchir le cap des 100 000 agriculteurs inscrits d’ici la fin 2018. 

Les données au service des décisions agricoles : l’exemple de la CAPAD, au Burundi

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Le projet « Suivi des exploitations agricoles familiales au sein des coopératives membres de la CAPAD » financé par le CTA dans le cadre de l’initiative Data4Ag, a pour but d’améliorer les activités de valorisation et de commercialisation des produits agricoles à travers l’utilisation et l’expérimentation des technologies de l'information et de la communication (TIC) au service des producteurs membres de la CAPAD, au Burundi.

Une politique des données ouvertes pour stimuler la transformation de l’agriculture

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Les données ne sont utiles que si elles sont accessibles et utilisées. Dans de nombreux pays, l'accès aux données se heurte malheureusement à l’absence de politiques des données ouvertes dans de nombreux secteurs économiques, y compris celui de l’agriculture.

Reproduire les réussites des organisations paysannes à plus grande échelle

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En septembre 2019, le CTA a organisé un atelier de capitalisation d'expériences pour son programme de partenariat « Préparer la prochaine génération d’agriculteurs en Afrique », autour de quatre domaines d’impact : plaidoyer, chaîne de valeur, digitalisation et capitalisation.

Profilage et drones au service de l'agriculture de précision

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Le CTA soutient via le projet Data4Ag des coopératives agricoles et organisations paysannes dans les pays ACP pour améliorer les services agricoles par la collecte et la gestion des données agricoles. Le projet AgriTIC, avec l’organisation FEPA/B au Burkina Faso, a débuté en 2017 et a déjà permis de recueillir les informations de 2 000 exploitations agricoles.

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