Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
Leading image

Trackball Global Technologies - Aider les agriculteurs urbains

Blog

La plateforme d'apprentissage en ligne AgriCo permet aux agriculteurs urbains de s’initier aux meilleures pratiques agricoles et d’élevage sans sortir de chez eux.

© CTA

Blog

Trackball Global Technologies, fondée en 2019, est l'une des plus jeunes entreprises nigérianes de fourniture de solutions numériques pour l’agriculture (D4Ag). AgriCo, sa plateforme d'apprentissage en ligne, permet aux agriculteurs urbains de s’initier aux meilleures pratiques agricoles et d’élevage sans sortir de chez eux, grâce à des cours interactifs animés par des experts agricoles.

Après des études en sciences agronomiques et l’obtention d’un diplôme de l'Université des sciences et technologies de l’Etat de Kano, en 2018, nous nous sommes lancés, mon (futur) collègue et moi dans la culture maraichère et l’élevage de volailles. Nos proches, amis et voisins, impressionnés par le succès de notre activité, ont commencé à nous demander de leur apprendre comment cultiver. Et nous les avons aidés. Nos « cours » ont rencontré un succès croissant et nous nous sommes dit qu’en proposant des cours en ligne, à l’aide des technologies de l’information, nous pourrions répondre à cette demande et atteindre un maximum de personnes. AgriCo a ainsi vu le jour, portée par ce constat et notre passion.

L'agriculture urbaine en plein essor

L'agriculture urbaine est en plein essor au Nigeria, les agriculteurs urbains pourraient apporter une contribution substantielle à la sécurité alimentaire dans les villes du pays. Pourtant, leur rôle souffre d’un manque de reconnaissance. Chez Trackball, nous sommes conscients des défis que rencontrent ces agriculteurs, notamment une productivité insuffisante liés aux difficultés d’accès à des informations sur les meilleures pratiques agricoles. Grâce à leur situation géographique, certaines petites exploitations d’agriculture urbaine ne rencontrent guère de problèmes d’infrastructures ; en revanche, elles doivent absolument augmenter leur productivité pour pérenniser leurs activités. Elles font face en effet à des coûts de production unitaire élevés – en raison de la nature même de leur production ou de leur élevage, et à un risque important de maladie, auxquels s’ajoute le facteur de la taille même des exploitations.

AgriCo présentait un réel potentiel, non seulement pour le Nigeria, mais aussi pour tout le continent. Ainsi lorsque Salihu Hamisu, un membre de notre équipe, nous a dit qu’un nouveau Pitch AgriHack allait être organisé – ce qu’il avait appris en lisant la newsletter du CTA, auquel il est abonné – nous avons immédiatement décidé d’introduire notre candidature.

De la déception au triomphe

Pitch AgriHack a été une formidable aventure. Nous avons commencé à travailler et à nous y préparer dès réception du courriel nous confirmant que nous nous étions qualifiées pour le premier tour, tout comme plus de 100 autres start-ups. Nous étions vraiment très excités. Mais cette excitation a fait place à une immense déception quand nous avons appris que nous ne faisions pas partie des 22 finalistes. Cette déception fut de courte durée car à notre grand étonnement, nous avons reçu un autre courriel nous informant que nous faisions finalement partie de la sélection. Une autre start-up avait changé de catégorie et une place s’était donc libérée. Pour nous ! Quelle incroyable nouvelle !

Après avoir appris qu'elle avait été présélectionnée, l'équipe de Trackball a travaillé sans relâche à l’amélioration de la plateforme AgriCo développée lors d'un précédent hackathon que nous avions gagné. Nous étions heureux d'avoir quelque chose de bien concret à présenter lors du Pitch AgriHack, et pas seulement une idée.

Nous avons suivi le module de préparation à l’investissement organisé au Forum pour la révolution verte en Afrique (AGRF) par le CTA et Impact Hub. Nous y avons appris à maîtriser les principes de la discussion d’affaires et pris conscience qu’une entreprise, surtout une start-up, peut à tout moment « revoir sa copie » et procéder à des modifications. Il n’y a pas de business model unique. Cette formation a également abordé les phases d’une start-up et les aspects économiques de l’entreprise. Nous avons pu ainsi acquérir des connaissances et des compétences commerciales et en affaires, mais cette préparation a aussi été bénéfique sur le plan du développement personnel. Je devais représenter mon équipe à la finale mais le début de l’exercice de pitching s’est plutôt mal passé. Grâce au soutien de notre équipe, je suis finalement parvenu à surmonter cet obstacle. Les sessions de préparation ont été tellement instructives que nous avons apporté une série de modifications à notre produit. Nous avons ainsi revu et modifié notre proposition de valeur, nos services, nos prix et nos sources de revenus. Cette formation a définitivement changé la donne pour Trackball.

Le concours Pitch AgriHack est un précieux tremplin pour les jeunes entrepreneurs et les start-ups. Il met à l’honneur certains des plus brillants talents et leur donne l’occasion de présenter leurs innovations et d’obtenir le soutien d'acteurs bien établis du secteur agricole, comme le CTA.

Quand le gagnant du Prix du public a été annoncé et que le nom de Trackball a résonné, je n’ai pas réalisé tout de suite que nous avions gagné. Il m’a fallu un peu de temps pour que je comprenne et que le déclic se fasse. « Eh bien c’est nous, on l’a eu ! » Notre équipe est repartie avec un prix de 5 000 €. Nous comptons utiliser environ 70 % de cette somme pour développer notre base de données et financer les frais de licence et d’hébergement de notre plateforme d’apprentissage en ligne. Nous utiliserons le restant de la somme pour nous payer, financer des frais logistiques et acheter quelques gadgets pour notre bureau.

Nous voulons lancer notre entreprise en offrant au moins trois types de cours et franchir le cap du millier d’utilisateurs payants d'ici la fin de l'année. Le paiement pour l’utilisation de la plateforme se fera par cours mais il n’est pas exclu que nous passions un jour à un système d’abonnement. Nous espérons également conquérir 40 % du marché africain d'ici la fin de notre cinquième année d’existence.

TechShelta : des solutions d’agriculture sous serre pilotées par la technologie

par

Quatre jeunes Ghanéens, animés par une vision et une passion pour les technologies, se sont donné pour mission de révolutionner l’agriculture dans leur pays. Ce groupe, dont les membres se sont rencontrés en 2018 lors d’un concours d’innovation, a fondé TechShelta. Leur objectif ? Maximiser l’efficacité de l’agriculture sous serre en utilisant des solutions innovantes.

ProFish, une solution attrayante pour les pêcheurs ghanéens

par

Le "Rapport sur la numérisation de l'agriculture africaine, 2018-2019" met en avant le faible taux d’adoption des solutions digitales en agriculture (D4Ag) chez les femmes d’Afrique subsaharienne. Alors qu’elles représentent jusqu’à 50 % de la main-d’œuvre agricole, seulement 25 % d’entre elles environ sont abonnées à une solution D4Ag. Une femme s’emploie à changer la donne au Ghana ; elle utilise et met au point, une solution pour améliorer la sécurité alimentaire. Son nom : Caroline Pomeyie, cofondatrice et PDG de ProFish Ghana Limited.

Jaguza Tech, pour simplifier la gestion du bétail

par

Un jeune garçon ougandais voulait aider les éleveurs de son pays à améliorer, moderniser et simplifier la gestion du bétail. Il a concrétisé sa vision et gère aujourd’hui Jaguza Tech, une entreprise internationale, qui a le potentiel de changer la vie d’innombrables acteurs de la chaîne de valeur agricole.

Une start-up nigériane fait accéder les petits exploitants au potentiel des grands marchés

par

Foodlocker, basée au Nigeria, était l’une des 11 start-up gérées par des femmes finalistes du concours Pitch AgriHack 2019 du CTA. Elle s’est finalement distinguée dans la catégorie « Plateforme avancée ». Cette entreprise aide les petits exploitants à accéder à des marchés importants et très rémunérateurs. Jennifer Okoduwa, cofondatrice, explique comment.

Ne pas manquer l'opportunité de travailler avec CTA. Abbonez-vous maintenant!