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Amplifier le soutien à l’entrepreneuriat innovant en Afrique

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Anna Samaké, membre du jury de l’édition 2019 de Pitch AgriHack, avec Jennifer Okoduwa.

© CTA

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La PDG de MBC Africa, Tenemba Anna Samaké a fait partie du jury de l’édition 2019 de Pitch AgriHack. Elle livre ses impressions sur la compétition, et partage son point de vue sur l'importance de soutenir l'engagement des jeunes et des femmes dans le secteur agricole.

« Ce qui m’a poussée à travailler avec les PME agricoles, c’est leur impact socio-économique. Quand on fait une analyse des chaînes de valeur agricoles, on se rend compte que la petite entreprise de transformation de fonio peut avoir des répercussions positives sur la vie de milliers de personnes. » Tenemba Anna Samaké, forte de plus de 20 ans d'expérience dans le développement commercial des PMEs en Afrique de l’Ouest, est convaincue que l'agribusiness constitue une solution pour créer des emplois pour les jeunes, assurer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté, en particulier dans les zones rurales. Aujourd’hui, elle dirige Mobile Business Clinic (MBC) Africa, une société de conseil intégrant tous les services dont les entreprises ont besoin pour se développer. MBC Africa organise des « cliniques » au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Mali. Après un diagnostic approfondi de leur situation, les PME recrutées se voient attribuer un business coach pour les aider à mettre en œuvre un plan de développement de 12 mois. Elles sont ensuite mises en relation avec des investisseurs.

Membre du jury de l’édition 2019 de Pitch AgriHack, Anna Samaké avoue avoir été positivement surprise par la capacité des participants à présenter de manière claire et précise leur projet, malgré le fait qu’il s’agisse de très jeunes pousses, et par le caractère innovant des solutions proposées, pas seulement dans le domaine des applications mais aussi du hardware. « La plupart d’entre eux ont essayé d’apporter des solutions à des problèmes réels identifiés sur le terrain avec les agriculteurs », témoigne-t-elle.

Pour Ken Lohento, responsable du projet AgriHack Talent, l’implication d’institutions comme MBC Africa dans la gestion de Pitch AgriHack répond à l’esprit partenarial et multi-acteurs dans lequel l’initiative a été conçue. Anna Samaké avait déjà contribué à la sélection en ligne des finalistes de Pitch AgriHack 2018, à titre bénévole.

Renforcer les capacités des jeunes

Anna Samaké a également pris part à la formation sur la préparation à l’investissement, qui a pour objectif d’aider les start-up finalistes à identifier les actions à mettre en place pour améliorer leurs recherches de financement. « C’est un bon apport du CTA, car cela permet aux jeunes de se rendre compte qu’il y a plusieurs moyens pour financer une entreprise, et d’apprendre comment se présenter aux investisseurs, comment parler le même langage. »

Elle a d’ailleurs constaté que le financement est l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs : « Quand on réalise un diagnostic approfondi, explique-t-elle, on constate que le premier obstacle à la croissance d’une entreprise est l’accès au marché : comment définir son marché cible et le segmenter en fonction des forces de son produit. Ensuite, c’est le capital humain. L’entrepreneur ne sait pas toujours comment identifier les talents dont il a besoin. Très souvent, il n’a pas les moyens financiers pour les recruter, ce qui nous amène au troisième obstacle : l’accès au financement. » Or, il est essentiel de renforcer les capacités des jeunes ruraux et entrepreneurs e-agricoles dans ces différents domaines pour augmenter leurs opportunités d’emploi et de création d’entreprises et nourrir une population croissante.

Réduire le « gender gap » en agriculture

Cette année, 50 % des start-up finalistes de Pitch AgriHack étaient fondées ou co-fondées par des femmes. Depuis sa création, la compétition met l’accent sur l’innovation agricole par et pour les femmes, et soutient l’utilisation des TIC pour promouvoir l’égalité des genres dans l’agriculture. Anna Samaké cite l’exemple suivant : « La fintech, en particulier la finance mobile, peut très clairement améliorer l'inclusion financière en donnant aux femmes accès à des services financiers, tels que l’épargne communautaire ou la micro-assurance, leur permettant d’être plus résilientes. » Elle évoque également la mise à disposition de technologies pour améliorer la production agricole : les femmes possèdent généralement de toutes petites exploitations, à peine rentables. Pour augmenter leur revenu, elles doivent pouvoir accroître la taille de ces exploitations et les rendements agricoles, ce que permettent ces technologies. « Quand vous soutenez les agricultrices, vous améliorez le niveau de vie des ménages en milieu rural et la productivité de l’ensemble du secteur agricole. »

Renforcer les capacités des jeunes et des femmes pour faciliter le développement d’outils e-agricoles innovants, c’est ce à quoi s’emploie le CTA au travers l’initiative AgriHack Talent, dont Anna Samaké reconnaît le rôle : « En cherchant à accélérer l’innovation pour apporter des solutions concrètes aux problèmes des entrepreneurs agricoles, le CTA a entamé une démarche qui peut changer le secteur agricole en Afrique », affirme Anna. « Comment rendre cette démarche plus accessible à un plus grand nombre de jeunes et de femmes, comment créer un lien avec des personnes vivant dans des zones rurales isolées, parfois porteuses d’innovations incroyables ? C'est la réflexion que j’aimerais mener avec l'équipe du CTA », conclut-elle.

Une start-up nigériane fait accéder les petits exploitants au potentiel des grands marchés

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Foodlocker, basée au Nigeria, était l’une des 11 start-up gérées par des femmes finalistes du concours Pitch AgriHack 2019 du CTA. Elle s’est finalement distinguée dans la catégorie « Plateforme avancée ». Cette entreprise aide les petits exploitants à accéder à des marchés importants et très rémunérateurs. Jennifer Okoduwa, cofondatrice, explique comment.

Digitalisation de l’agriculture : les jeunes à nouveau séduits par l’agriculture grâce aux nouvelles technologies

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On dit que l’avenir appartient à la jeunesse. En Afrique, il ne fait aucun doute que l’avenir du secteur agricole du continent se trouve entre les mains des jeunes. Plus de 60 % de la population africaine a moins de 25 ans ; chaque année, entre 10 et 12 millions de jeunes font leur entrée sur le marché du travail et recherchent un emploi.

Smart Brooder : de l’espoir pour le secteur avicole kényan

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En août 2014, après avoir subi de lourdes pertes, un groupe d’étudiants ingénieurs qui s’étaient lancés dans l’aviculture ont eu une idée qui allait non seulement sauver leurs animaux, mais aussi aider des centaines de petits éleveurs de volaille kényans.

Farmignite : susciter une passion pour l’agriculture

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Farmignite offre aux investisseurs la possibilité de financer des exploitations agricoles, d’autonomiser les petits agriculteurs et de partager leurs revenus. L’entreprise contribue ainsi à accroître la productivité agricole au Nigeria, à réduire les importations alimentaires et à augmenter les revenus des agriculteurs et des investisseurs.

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