Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
Leading image
mai 18

Briefing de Bruxelles 49 : « Les jeunes dans l’agribusiness: l’avenir de l’agriculture

Briefing de Bruxelles 49 : « Les jeunes dans l’agribusiness: l’avenir de l’agriculture

Aperçu de l'événement

Le prochain Briefing de Bruxelles sur le Développement numéro 49 sur le thème « Les jeunes dans l’agribusiness: l’avenir de l’agriculture » se tiendra le jeudi 18 mai 2017 (09:00 to 13:00) au Secrétariat ACP (Avenue Georges Henri 451, 1200 Bruxelles, salle C).
Ce Briefing de Bruxelles est organisé par le CTA en collaboration avec le DG Développement et Coopération de la Commission européenne (CE/DEVCO), CONCORD et le Secrétariat ACP.

Près de 88 % des 1,2 milliard de jeunes dans le monde vivent dans des pays en développement. À l’échelle mondiale, les jeunes représentent environ 24 % des travailleurs pauvres, une tendance particulièrement marquée en Afrique où plus de 70 % des jeunes vivent avec 2 US$ par jour ou moins. Mais, alors que le nombre de jeunes devrait augmenter dans le monde, les possibilités d’emploi et de création d’entreprise des jeunes – tous sexes confondus – restent limitées. Et plus encore pour les jeunes qui vivent dans les régions rurales des pays en développement, confrontées à une stagnation de la croissance. Selon les projections, 60 % de la croissance de la main-d’œuvre mondiale entre 2010 et 2050 sera due à l’Afrique qui a la plus jeune population au monde, avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans (un chiffre qui aura doublé en 2045 selon la BAD).

En Afrique subsaharienne, le passage à l’agriculture se fait très jeune. La toute grande majorité des adolescents qui ont un emploi travaillent dans le secteur de l’agriculture. Sur les 60 % de jeunes qui travaillent à l’âge de 15 ans, près de 90 % sont occupés dans le secteur de l’agriculture. La proportion de personnes travaillant dans d’autres secteurs augmente régulièrement avec l’âge, en grande partie en raison du fait que les jeunes qui vont plus longtemps à l’école trouvent un emploi dans d’autres secteurs. Dans les zones rurales, où en raison des possibilités d’éducation limitées, les jeunes ne fréquentent pas l’école très longtemps, l’agriculture emploie plus de 90 % des 15 et 16 ans et environ 80 % des jeunes âgés de 24 ans et plus travaillent toujours dans ce secteur (même si certains déclarant que l’agriculture est leur activité principale exercent parfois aussi une activité non-agricole). Lorsqu’elles ont un emploi, les femmes travaillent davantage dans le secteur de l’agriculture que les hommes – et, contrairement à ces derniers, leur probabilité de travailler dans ce secteur ne diminue pas beaucoup avec l’âge. Une des raisons pour lesquelles tant de femmes restent dans l’agriculture est qu’elles quittent l’école plus tôt. Les possibilités d’emploi sont donc tracées bien plus tôt pour les femmes que pour les hommes.

La création de possibilités d’emploi pour les jeunes est l’un des tout grands défis de notre époque sur le front du développement. Il y a lieu de changer la façon dont les jeunes perçoivent l’agriculture. Dans ce contexte, les politiques et les programmes axés sur les jeunes devraient chercher à identifier des interventions prioritaires sources de valeur ajoutée. Les décideurs politiques devraient comprendre à quel point il est important d’investir dans l’autonomisation des jeunes pour renforcer et soutenir les bases nécessaires à la transformation agricole. La création d’emplois plus nombreux et de qualité, notamment pour la jeune main-d’œuvre rurale, toujours plus nombreuse, doit être un objectif explicite des programmes d’agriculture et de développement rural. En outre, les politiques axées sur les jeunes et les investissements dans l’agriculture et le développement rural doivent figurer au rang des priorités. Pour produire une main-d’œuvre qualifiée, il sera également essentiel de promouvoir des mesures incitatives visant à améliorer la qualité de l’enseignement. Nous devons nous attacher à mieux comprendre les besoins spécifiques des jeunes, améliorer leur capacité à se lancer dans des activités rémunératrices tout au long de la chaîne agricole et améliorer aussi leur accès aux marchés et au financement. Comme les jeunes sont souvent marginalisés dans ces processus, des plateformes et des mécanismes participatifs doivent être mis en place pour leur permettre de contribuer pleinement au dialogue politique, faire entendre leur voix et faire reconnaître leur situation.

Chairs

Michael Hailu

Director of CTA

Leonard Mizzi

Acting Director Devco C, Planet and Prosperity and Head of Unit Rural Development, Food Security, Nutrition, Europeaid, European Commission

Intervenant(e)

Fatma Ben Rejeb

Chief Executive Officer (CEO) of the Pan-African Farmers’ Organization (PAFO)

Estelle Gallot

Administrative and Financial Officer at AgriCord

Viwanou Gnassounou

Assistant Secretary General, ACP Secretariat

Panéliste

Betty Wampfler

Professeur d'économie à Montpellier SupAgro, chercheur UMR MOISA

Gerald Otim

Directeur opérationnel et cofondateur d’Ensibuuko, Ouganda

Peter Kuria Githinji

Director of Business Development and Partnerships at African Agribusiness Incubators Network (AAIN)

Maness Ngoma Nkhata

Lakeshore Agro-Processing Enterprise (LAPE), Malawi

Senai Wolderfael

Founder and Managing Partner at Feed Green Ethiopia Exports

Patrick Sakyi

Monitoring and Evaluation (M&E) Associate, Farmerline

Bertrand Foffe

Solution Engineer, Jangolo Farms

Speakers

Chairs

Michael Hailu

Director of CTA

Leonard Mizzi

Acting Director Devco C, Planet and Prosperity and Head of Unit Rural Development, Food Security, Nutrition, Europeaid, European Commission

Intervenant(e)

Fatma Ben Rejeb

Chief Executive Officer (CEO) of the Pan-African Farmers’ Organization (PAFO)

Estelle Gallot

Administrative and Financial Officer at AgriCord

Viwanou Gnassounou

Assistant Secretary General, ACP Secretariat

Panéliste

Betty Wampfler

Professeur d'économie à Montpellier SupAgro, chercheur UMR MOISA

Gerald Otim

Directeur opérationnel et cofondateur d’Ensibuuko, Ouganda

Peter Kuria Githinji

Director of Business Development and Partnerships at African Agribusiness Incubators Network (AAIN)

Maness Ngoma Nkhata

Lakeshore Agro-Processing Enterprise (LAPE), Malawi

Senai Wolderfael

Founder and Managing Partner at Feed Green Ethiopia Exports

Patrick Sakyi

Monitoring and Evaluation (M&E) Associate, Farmerline

Bertrand Foffe

Solution Engineer, Jangolo Farms

Participants

A
  • Bento, Adelaide

  • Jesus, Angélica Costa De

G
  • Barnaba, Giulia

  • Catini, Giulia

I
  • Boto, Isolina

J
  • Buyne, Jo-Ann

  • De Cannière, Jeanne

  • Dey De Pryck, Jennie

K
  • Atkinson, Katherine

L
  • Appulo, Lea

  • Conti, Lucia

  • De Wolf, Laurence

M
  • Ciuffreda, Mariella

  • Duru, Maureen

  • Eba, Madeleine

N
  • Anne-Valérie, Nouind

P
  • De Caro, Paola

V
  • Corbucci, Valentina

Y
  • Chileshe, Yvonne

Z
  • Druilhe, Zoe

Les organisateurs

  • CTA

    Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) est une institution internationale conjointe des États du Groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de l’Union européenne (UE). Il intervient dans les pays ACP pour améliorer la sécurité alimentaire, la résilience et la croissance économique à travers des innovations durables dans le domaine agricole. Le CTA opère dans le cadre de l’Accord de Cotonou et est financé par l’UE.

  • ACP

    The African, Caribbean and Pacific Group of States (ACP) is an organisation created by the Georgetown Agreement in 1975. It is composed of 79 African, Caribbean and Pacific states, with all of them, save Cuba, signatories to the Cotonou Agreement, also known as the "ACP-EC Partnership Agreement" which binds them to the European Union. There are 48 countries from Sub-Saharan Africa, 16 from the Caribbean and 15 from the Pacific. The Secretariat is responsible for the administrative management of the ACP Group. It assists the Group's decision-making and advisory organs in carrying out their work. The ACP Secretariat's headquarters is located in Brussels (Belgium). It is headed by an Executive Secretary-General who is responsible for implementing the Group's international policy, as well as directing and coordinating its cooperation policy.

  • DG DEVCO

    The Commission's Directorate-General for International Cooperation and Development (DG DEVCO) is responsible for designing European international cooperation and development policy and delivering aid throughout the world. DG DEVCO is in charge of development cooperation policy in a wider framework of international cooperation, adapting to the evolving needs of partner countries. This encompasses cooperation with developing countries at different stages of development, including with countries graduated from bilateral development assistance to cover the specific needs of these countries during the transition period between low-income countries and upper middle-income countries. DG DEVCO works closely with other Commission services responsible for thematic policies, as well as with the European External Action Service and Commission services on external action, so as to facilitate and help ensure a consistent approach.

  • CONCORD

    CONCORD is the European confederation of Relief and Development NGOs. We are made up of member organisations: 28 national associations, 20 international networks and 3 associate members that represent over 2,600 NGOs, supported by millions of citizens across Europe. CONCORD is the main interlocutor with the EU institutions on development policy.

  • PAFO

    PAFO est le réseau des Organisations Paysannes du continent Africain. L'objectif de cette plate forme et d'améliorer la communication, la collaboration et le partage d'information/connaissance parmi des différentes parties prenantes

  • AgriCord

    AgriCord is the network of "agri-agencies", non-governmental organisations for development cooperation with structural links to the farmers' and rural members' organisations in their home countries (8 EU Member states, Canada, Senegal and Asia). AgriCord and agri-agencies provide support to farmers' organisations in developing countries, covering both capacity building and concrete operations.

  • BAD

    La Banque africaine de développement (désignée par l'acronyme BAD) est une institution financière multinationale de développement, établie dans le but de contribuer au développement et au progrès social des États africains. La BAD, dont le siège est à Abidjan (Côte d'Ivoire), a été fondée en 1964. Le groupe comprend trois entités : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement, créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigéria, créé en 1976. La mission de la Banque est de combattre la pauvreté et d'améliorer les conditions de vie sur le continent, via la promotion des investissements à capitaux publics et privés dans des projets et des programmes aptes à contribuer au développement économique et social dans la région. Son rôle principal est de contribuer au progrès social et au développement économique individuel ou collectif des pays membres de la région. À la date du 31 décembre 2011, 78 pays membres avaient souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 53 pays africains indépendants (membres régionaux) et 25 pays non africains (membres non régionaux).

  • AAIN

    AAIN is registered in Accra, Ghana as a private sector entity & internationally recognised as a Business Development Company. AAIN supports Startups, SMEs, Incubators, Women, Mena and youth to off-take new ideas, innovations and technologies from research to commercialization. It also supports technology development and transfer as part of the drive to mechanisation. @AAINOnline