Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
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Améliorer la productivité du secteur laitier et les revenus des petits producteurs, promouvoir le développement d’entreprises du secteur laitier par les jeunes en Afrique australe et de l’Est (DAIRYPROFIT)

Project

Jeunesse

La région de l’Afrique de l’Est assure environ 68 % de la production de lait du continent, les principaux pays producteurs étant le Kenya, l’Ouganda, l’Éthiopie et la Tanzanie. La production artisanale de lait représente jusqu’à 80 % de la production régionale. La majeure partie (80 %) est commercialisée sous forme de lait cru, le long d’une chaîne du « chaud » (chaîne du lait cru). Il est donc pratiquement impossible de garantir la qualité du lait et le respect des normes de sûreté.

Objectif

Des marchés pour la production laitière commencent à émerger dans les pays d’Afrique australe, par exemple au Zimbabwe et en Zambie. Dans ces pays – et contrairement aux pays d’Afrique de l’Est – la production est principalement assurée par des grandes exploitations laitières. La production artisanale par des petits exploitants est un phénomène tout à fait nouveau. Les petits exploitants sont toutefois de plus en plus nombreux à investir dans la production de lait, qui leur assure des revenus quotidiens.

Dans le contexte d’urbanisation, de croissance démographique et d’amélioration des revenus des ménages, la demande de lait et de produits laitiers continuera d’augmenter en Afrique australe et de l’Est. Cette hausse de la demande permettra de réaliser des économies d’échelle tout au long de la chaîne du lait, d’améliorer la qualité et la sûreté du lait et de promouvoir l’inclusion d’un plus grand nombre de petits producteurs et de jeunes entrepreneurs dans ce secteur.

Approche

L’objectif global de ce projet est d’améliorer la productivité et les revenus des petits producteurs de lait et de créer un plus grand nombre d’entreprises de jeunes dans ce secteur, en Afrique australe et de l’Est. Le projet se propose ainsi de relever les trois grands défis (« contraintes ») du secteur laitier dans ces deux régions :

  • La productivité et la rentabilité des petites exploitations laitières (contraintes au niveau de l’offre)
  • L’accès au marché des petits producteurs (contraintes au niveau de la demande)
  • La qualité du lait produit par les petits exploitants (contraintes nutritionnelles)

Le projet coopérera avec des coopératives laitières et des entreprises de transformation laitière désireuses d’offrir aux petits exploitants des services de conseils basés sur les TIC en vue de la création d’un mécanisme durable d’offre de services. Le projet travaillera également avec des partenaires nationaux, comme Performeter (Kenya) et Match Maker (Tanzanie) afin d’assurer la diffusion de ces services à plus grande échelle. En outre, le projet travaillera également en partenariat avec l’Association du secteur laitier d’Afrique australe et de l’Est (ESADA). L’objectif est ici aussi de diffuser les innovations et de promouvoir l’échange de connaissances entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.

Activités :

Ce projet de 2 ans (2018-2019) vise à améliorer la productivité et la rentabilité des petites exploitations laitières et à créer des emplois et des opportunités commerciales pour les jeunes d’Éthiopie, du Kenya, de Tanzanie, de Zambie et du Zimbabwe. Les activités du projet s’articulent autour de trois volets clés :

Impact :

Le projet devrait réaliser les résultats suivants :

  • Approvisionnement et gestion améliorée du fourrage, avec à la clé, une augmentation de la production de lait
  • Services améliorés aux organisations paysannes et augmentation de la création d’entreprises de jeunes, en relation commerciale avec des coopératives et des entreprises de transformation, avec, entre autres initiatives, des services de conseil pour la gestion du lait basés sur les TIC, des entreprises fourragères et d’aliments pour bétail, et des solutions de vente de détail en bas de la pyramide (notamment des technologies pour les distributeurs automatiques de lait)
  • Amélioration de la qualité du lait et des normes grâce des activités de sensibilisation et des actions au niveau sectoriel
  • Échange amélioré de connaissances entre les régions de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

Cette initiative devrait avoir un impact direct sur 40 000 petits producteurs laitiers et 60 nouvelles entreprises. Un nombre bien plus élevé de producteurs devraient bénéficier indirectement du projet, grâce au renforcement des actions de sensibilisation et d’éducation à la qualité et à la sûreté du lait.