Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
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Renforcer les capacités pour institutionnaliser le suivi de la sécurité sanitaire des aliments dans les États membres de l'Union africaine

Project

Digitalisation

En adoptant la Déclaration de Malabo, en juin 2014, les chefs d'État et de gouvernement africains se sont engagés à accélérer la croissance et la transformation de l'agriculture, pour une prospérité partagée et l’amélioration des moyens de subsistance pour tous. Les dirigeants africains ont mobilisé leur pays en vue d’assurer la responsabilisation mutuelle des résultats et des actions.

Contexte

Dans le cadre du mécanisme d'examen biennal, un groupe d’experts techniques a été mis en place afin de renforcer la culture de responsabilisation mutuelle. Un premier rapport biennal sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo a ainsi pu être publié. Conformément au processus de mise en œuvre des engagements de Malabo, chaque Etat membre de l'Union africaine (UA) est tenu de présenter ses performances en matière de suivi de la sécurité sanitaire des aliments, sous la forme d'un tableau de bord national. En janvier 2018, la 30e session ordinaire du Sommet de l'UA a adopté ce rapport inaugural d’examen biennal.

Une task force d’experts, réunie du 29 mai au 1er juin 2018, a indiqué que si le mécanisme d’EB aidait les gouvernements à offrir une alimentation suffisante à leurs habitants, la sécurité sanitaire et la valeur nutritionnelle des aliments n’étaient pas suffisamment prises en compte.

Approche

La sécurité sanitaire des aliments peut être altérée par des bactéries, comme celle à l’origine de la listériose, des virus, comme celui de la Fièvre de la vallée du Rift, la présence de résidus de pesticides, ou encore des toxines naturelles comme le cyanure dans le manioc ou les aflatoxines dans les cultures de base comme le maïs et les arachides. Afin de réduire le fardeau que représentent les maladies d'origine alimentaire, le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) soutiendra le développement d'un Indice africain de sécurité sanitaire des aliments, testé dans le cadre d'un projet pilote et différencié en fonction du sexe. Cet indice sera intégré par les 55 pays de l'UA dans le processus de la Déclaration de Malabo.

Les décideurs seront sensibilisés aux problèmes de sécurité sanitaire des aliments et aux liens entre ces problèmes et d'autres dimensions du développement, comme l'économie, la santé et l'égalité des sexes. Le projet mettra en place un réseau d'experts spécialisés dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, qui sera chargé de recueillir des données et de former des experts locaux dans les pays de l’UA dans le domaine de la publication de rapports sur la sécurité des aliments.

Objectif

Les produits alimentaires dangereux, susceptibles de transmettre des maladies d'origine alimentaire, nuisent aux efforts de sécurité sanitaire des aliments des différents systèmes alimentaires. Ce projet du CTA vise donc à faciliter l’institutionnalisation des normes de sécurité sanitaire des aliments par les Etats membres de l'UA, à diminuer l'incidence des maladies d'origine alimentaire et à limiter le nombre de produits alimentaires africains refusés sur les marchés. Pour réaliser cet objectif, les Etats membres de l'UA doivent suivre l'Indice de sécurité sanitaire des aliments, donner la priorité à la sécurité sanitaire des aliments et investir dans ce domaine, et améliorer leur compréhension des maladies d’origine alimentaire pour mieux lutter contre celles-ci et garantir la sécurité du commerce des produits alimentaires.

Activités

Ce projet, mis en œuvre entre août 2018 et décembre 2019, mettra l’accent sur les activités suivantes :

  • Compiler des informations de base sur les maladies d'origine alimentaire en Afrique et classer les maladies « prioritaires » en fonction de leur sensibilité au climat, de leur importance pour les exportateurs du secteur privé, et de leur impact, différent pour les hommes et les femmes.
  • Organiser un « atelier de rédaction » réunissant des spécialistes de la sécurité sanitaire des aliments et de l'égalité des sexes, y compris des experts du secteur privé, en vue de la mise au point de l’Indice africain de sécurité sanitaire des aliments. L’atelier permettra également de créer des modèles pour la collecte de données, de rédiger des notes d'orientation et de concevoir du matériel de formation.
  • Lancer à l’échelle pilote cet indice de sécurité sanitaire des aliments et des modèles pour la collecte des données dans trois pays d’Afrique. Les résultats seront validés auprès d’acteurs de la sécurité sanitaire des aliments afin d’améliorer l’indice et les modèles.
  • Développer un système de reporting et une plateforme numériques pour la compilation des données et leur analyse et l’identification des tendances. Ces deux outils assureront les liens avec d’autres bases de données en libre accès.
  • Assurer la formation de formateurs et mettre en place le Réseau d’experts en matière de sécurité sanitaire des aliments, qui coordonnera la collecte de données et la communication de l’indice de sécurité sanitaire des aliments

Impacts

  • La hiérarchisation de la sécurité sanitaire des aliments dans les États membres de l’UA, 25 d’entre eux au moins développant des plans directeurs dans ce domaine afin d’augmenter les investissements dans la sécurité des aliments.
  • Au moins 20 pays soumettent des rapports sur l'indice de sécurité sanitaire des aliments dans le cadre du deuxième examen biennal de l'UA, qui aura lieu à Malabo en octobre 2019 (pour examen et approbation lors du Sommet de l’UA en janvier 2020).
  • Au moins 10 pays font état d'une meilleure compréhension et d'une plus grande capacité à faire face aux maladies d'origine alimentaire et à assurer la sécurité du commerce des aliments.